vendredi 18 décembre 2009
Jil is lucky - The Wanderer
mardi 24 novembre 2009
The VLA - When I am through with you
Sounds a bit like Editors, but is still a unique hit!
vendredi 30 octobre 2009
samedi 17 octobre 2009
Empire of the Sun - Walking on a dream

Can't integrate the video on my blog, so follow the link to youtube!
http://www.youtube.com/watch?v=yMJjF4LHOkY
Jermaine Jackson & Pia Zadora - When the rain begins to fall
vendredi 9 octobre 2009
Wildbirds & Peacedrums - My Heart
mercredi 16 septembre 2009
La Roux - I'm not your toy
If you have the time, go and check the official video:
http://www.youtube.com/watch?v=y7IGE58IPgo
Charlie Winston - In Your Hands
So so so GOOD!!! (and so good looking too...)
Florence and the Machine - Cosmic Love
Must admit her voice is a bit too low, so here is the album version:
Scarlett Johansson and Pete Yorn - Relator
Metric - Help I'm alive
Their new song, Gimme Sympathy, is good, but I prefer this one:
and the acoustic version:
Long life ot Emiliy Haines!
The Gossip - Heavy Cross
Here is my other favorite one:
And actually, all the songs are cool so just listen to the album!
mardi 1 septembre 2009
Fuck Buttons - Surf solar
and another one just for the pleasure...
jeudi 6 août 2009
Roumanie - récit de voyage
Cluj est une ville située dans le Nord de la Transylvanie. Elle compte 350 000 habitants et est le berceau d'une très célèbre et savoureuse bière roumaine, nommée Ursus.
Nous ne sommes resté qu'une journée dans cette ville, en transit entre la Hongrie et la Bucovine, repaire des monastères peints. Mais nous avons apprécié son musée ethnographique, qui présente plutôt bien les spécificités des paysans Roumains mais aussi leur diversité, ses jardins botaniques avec des nénuphars japonais de plus de 50 cm de diamètre, et son immense cimetière que nous avons parcouru en long, en large et en travers, au grand dam de Marianne (en fait, je cherchais le « cimetière joyeux », en photo dans notre auberge, qui est un cimetière aux stèles de bois peints de toutes les couleurs. Persuadée qu'il se trouvait dans le cimetière de Cluj, j'ai contraint Marianne, en exerçant ma force de persuasion mondialement connue, à monter et a redescendre les allées de ce cimetière situé sur une colline....Désolé Marianne!!).
Cette première halte en territoire roumain nous a permis de commencer à pratiquer notre roumain: multumesc (merci), buna ziua (bonjour), la revedere (au revoir). On s'est ainsi rendu compte que c'est vrai, le Roumain est une langue latine plutôt facile à comprendre car très similaire à l'italien ou à l'espagnol. C'en était bien fini de la galère hongroise où je marmonnais dans ma barbe des thank you et autres merci pour cacher mon inculture!
Après ce passage rapide mais sympatique à Cluj, embarquement pour le vrai périple: les monastères de Bucovine. Moyen de locomotion: un train de nuit sans couchette dont la reservation en Hongrie nous a couté un bras...Oubli technique: en Roumanie, le train c'est pas cher, et donc tout le monde (ou presque) peut le prendre! Premier stress à la gare lorsque le train s'arrête à quai: les wagons sont divisés en compartiment, déjà une horreur en France alors en Roumanie, pour un voyage de nuit! Les couloirs du train débordent de voyageurs, jeunes Roumains, vieilles Roms et ados prépubères. Je pousse Marianne pour qu'elle monte à bord, en ravalant mon anxiété. Le train dans ce pays, c'est le meilleur moyen de côtoyer les « vrais » Roumains. Nous entrons dans le compartiment et là, soulagement: un père et ses deux filles, et un couple. Et c'est tout! Pour le moment... Mis à part une incapacité chronique à dormir, en raison des secousses du train, de ses arrêts fréquents ponctués de coups de klaxon intempestifs, et nos voisins qui dégustent du salami très odorifère et autres cochonneries puantes, nous vivons bien le moment. Moi qui me voyait déjà laissé pour morte, violée et mutilée par une bande de Roumains ivres (première règle, ne pas écouter les gens qui disent que la Roumanie craint: ca vous rend paranoïaque et vous avez peur de tout le monde. Bilan: vous ne dormez pas de la nuit tellement vous avez peur...). Toujours est-il que tout va bien, jusqu'à ce que, à 3 heures du mat (soit une heure avant notre arrivée), un homme et un jeune homme (sans doute père et fils) s'installent dans notre compartiment. Enfin, installer est un bien grand mot. Disons plutôt que le le père pousse son fils dans le siège en face de moi, et s'installe dans le couloir. Je me rends compte que le gamin est ivre, parce qu'il met son pied sur ma jambe et que, quand je le pousse, il rebondit mais ne se réveille pas. Pendant ce temps, le père s'enfile de la gnole dans le couloir en mangeant des cochonailles. Toutes les dix minutes, il ouvre la porte du compartiment et donne de gentilles claques à son fils pour le réveiller, sans succès. Vers 4 heures du matin, le gamin se réveille et son père dégaine le pot de cornichons, le salami/pâté et la tuiça (eau de vie de prune). Le gamin se met à engloutir le tout comme s'il n'avait pas mangé depuis 2 mois. Autant dire qu'après avoir passé une nuit blanche, ça met plutôt mal à l'aise.
Heureusement, nous arrivions quelques minutes après.
En gare de Suceava Nord. Attente: environ 1 heure. Destination: Putna et son monastère. Le train arrive: deux petits wagons, franchement pas très propres mais compensés par un voyage super sympa, à travers la campagne et à 20 à l'heure. On a le temps de dormir et d'admirer le paysage. Arrivée à Putna, le choc! Nous sommes en fait tout au bout d'une vallée, les rails et la route s'arrêtent là, et on se croirait revenu 20 ans en arrière.
La gare, minuscule, et son chef de gare comme dans les films. Les poules sur le quai. Les mémés sur les bancs. En se rendant au monastère, première rencontre avec cette Roumaine rurale tant commentée dans les guides: des pépés, bien habillés avec leur chemise et leurs chapeaux de paille, le regard défiant et farouche. Des mémés, avec leurs châles et leurs jupes, édentées mais souriantes. Des enfants, qui promènent la vache au bord de la route et manquent de provoquer un accident parce que la vache se crapahute vite fait bien fait. Des jeunes, qui boivent des bières au troquet du coin en regardant les nenettes passer. Et des gens normaux, partout.
Surtout, ce qui frappe, ce sont les maisons. Toutes sont magnifiques: de grands portails ouvragés, en bois souvent, en métal parfois. Des facades colorés, mauves, vertes, jaunes, rouges, et toutes décorés de façon unique. Toutes sont équipées d'une cour intérieure divisée en plusieurs parties: une pour les poules, une pour la corde à linge. Le tapis sèche sur la rambarde de la cour, mémé est assise sous le auvent et regarde les gens passer ou surveille sa vache. Nous croisons aussi nos premières charrettes, vides ou pleines à craquer de foin ou d'outils pour travailler la terre. Les chevaux arborent fièrement leur pompon rouge et conduisent leur maître aux champs.
Les gens nous regardent un peu de travers. Déjà, dans le train et sur le quai, je m'étais fait alpaguer par des mémés qui me parlaient puis qui finissaient par m'insulter. Forcément, difficile de comprendre ce qu'elles racontaient, non seulement en roumain mais en plus sans dents! Surtout, c'est une vieille dans le train qui m'a fait le plus peur: elle s'installe dans notre compartiment, et commence à ma parler. Gentille, je hoche la tête, j'essaie de lui faire comprendre que nous allons au monastère. Elle me dit quelque chose, et comme je ne comprends pas et que j'ai dit oui bêtement pendant 10 minutes, je me dis: ça doit être le moment de dire non. Alors je dis non. La mémé s'agite, grogne, se lève, et pour finir sort du compartiment et crache un gros molard dans le couloir du train. Puis elle récupère son sac et s'en va, comme ça!! Quel choc (enfin, on a bien rit quand même!). Les paysans roumains sont donc des gens fiers, parfois bizarres mais on s'y fait. Surtout, ils vivent dans la merde et ils assument (je n'ose pas imaginer les conditions de vie des habitants de Putna qui, en hiver, ne doivent pas être toujours faciles du à l'isolement du village).
Pour en revenir plus concrètement au voyage, après le tour de la gare, du troquet et du magnifique monastère, dont nous n'avons pas assez profité car nous ne connaissions encore rien au culte orthodoxe, direction Sucevita. Plus facile à dire qu'à faire. Convaincues de pouvoir trouver un bus, un taxi, de se faire prendre en stop ou de voyager en charrette, nous décidons de nous poster au bord de la route. Marianne aborde un jeune homme qui semble faire la même chose que nous: attendre un moyen de locomotion. Nous nous joignons à lui. Plutôt beau gosse, ce Roumain de Iasi parle couramment anglais et nous discutons avec lui de la meilleure façon de se rendre à Sucevita. Ce jeune homme charmant et plutôt frondeur nous convaincs de prendre le train jusqu'à Radauti et, de là, de prendre un maxi-taxi (sorte de minibus Mercedes qui amène les gens à peu près partout où ils veulent, mais qui attend d'être complet avant de partir...). Ainsi, retour à la case départ: cette cher gare si typique de Putna. Nous retrouvons le chef de gare, toujours aussi jovial et marrant, qui nous conseille de nous rendre dans un endroit spécial en attendant le départ de notre train une heure après. Il nous avait déjà expliqué auparavant que nous devions absolument visiter cet endroit, mais notre roumain était vraiment trop sommaire. En gros, nous n'avions rien compris. Mais cette fois-ci, avec notre charmant Roumain, Lucian, nous comprenons enfin ce qu'il raconte. Nous laissons nos sacs à dos dans le bureau du chef (magnifique bureau avec une décoration très « années 30 », encore une fois on se croirait vraiment dans un film!) et nous suivons Lucian le long des rails. Marianne ne se méfie de rien, mais je commence à me demander où il nous emmène. Nous longeons une ancienne usine désaffecté et nous dirigeons vers une clairière. Je suis alors convaincue que ce beau gosse a organisé notre kidnapping par téléphone et qu'il nous amène vers nos ravisseurs (merci à tous ceux qui m'ont raconté des choses horribles sur la Roumanie, sans vous, je n'aurais pas pu imaginer des choses aussi farfelues). En fait, Lucian nous conduit à un rocher où l'homme qui à confesser un grand prince (Stefan Cel Mare, un prince moldave qui a resisté aux envahisseurs turcs au XVIème siècle) à passer le reste de sa vie. Soulagement (pas de mafieux à l'horizon) et même enchantement. Nous discutons avec un pope qui garde la grotte, et finalement cette excursion valait le coup. De retour à la gare, nous prenons le train avec Lucian. Tout le monde somnole plus ou moins, et Marianne et moi échangeons un regard complice pendant que l'autre dort, du genre: craquant non? Lorsque je demande à Lucian pourquoi il est venu jusqu'au monastère, il me répond « to talk to the priest ». Je crois que cette réplique m'a faite littéralement fondre (héhé) Du coup, en partant, je lui laisse nos adresses mails en lui disant que s'il veut venir visiter la France, nous serions ravie (!!) de l'accueillir.
Ah ces Roumains, tous des tombeurs...
Nous abandonnons Lucian à son sort pour nous rendre au deuxième monastère, celui de Sucevita. Sans doute mon préféré, avec ses allures de château fort. Nous admirons la vue magnifique en allant siffler la-haut sur la colline, puis nous passons une nuit fantastique chez l'habitant. Felicia et Trandafir sont nos hôtes, leur maison typique avec poules, lapins et vaches est magnifique. Marianne pense d'ailleurs que Trandafir a pensé que nous étions lesbiennes (héhé) car il nous a proposé d'abord des lits séparés puis nous a dit que si nous voulons un lit deux places, c'était possible aussi. Héhé, très drôle! Toujours est-il que nous passons un super dîner en compagnie d'un couple de français, savourant une soupe prodigieuse et sirotant un vin rouge pas si mauvais. Dans l'ivresse générale, les Français proposent de nous emmener avec eux le lendemain faire le tour des monastères de la région dans leur voiture. Une offre pareille, cela ne se refuse pas! Et en effet, cela valait le coup.
Malgré un réveil légèrement migraineux pour moi, nous passons une journée superbe à courir les monastères (qui finalement se ressemblent tous!). Nous terminons par le monastère de Vatra Moldovitei, ville où nous devons aussi prendre notre train pour Campulung Moldovenesc. Alors qu'il ne nous reste que très peu de temps avant que notre train arrive, nous décidons de prendre le risque d'aller voir une femme qui réalise des oeufs peints, activité traditionnelle en Bucovine pour les fêtes de Pâques. Episode comique de cette journée: on se serait vraiment cru dans la carte au Trésor. Dans le Routard, cette énigme: à Moldovita, tournez à droite après l'église sur une route en terre puis prenez à gauche. Quel casse-tête! Première erreur: nous tournons après ce que nous pensons être une église mais qui s'avère une chapelle. Marche arrière, alpaguage de passant à qui l'on crie le nom de la personne recherchée (Vorea Siminiuc je crois)... Deuxième église, à droite, puis à gauche, nous laissons la voiture au milieu de la route pour essayer de trouver l'artiste. En trottinant, nous remontons le chemin de terre. Il ne nous manque plus que le caméraman et l'hélicoptère qui nous surveille de haut! Nous croisons quelqu'un qui nous dit de faire demi-tour, encore, puis finalement nous tombons sur la fille de la peintre. Il nous reste un petit quart d'heure pour admirer les fameux oeufs peints, en acheter et repartir pour la gare. Enfin, le mot gare est un bien grand mot. Parlons plutôt d'une « halte ». Un bâtiment fermé, avec les horaires de notre train affichés sur le mur. Les Français patientent avec nous, fébriles: nous sommes tous impatients de voir la taille de notre train. Sans conteste, il s'agit bien du plus petit train au monde: un wagon! Un minuscule wagon, avec le conducteur à l'avant et les passagers à l'arrière. Mais cela restera pour moi le meilleure voyage en train de toute ma vie. A petite allure, nous frôlons les maisons, les enfants nous font coucou, nous croisons des charrettes, des meules de foin, des versants verdoyants...La banane aux lèvres, les bras accoudés à la fenêtre grande ouverte du train, l'appareil photo à la main, nous profitons pleinement de la léthargie des campagnes roumaines, du temps qui passe plus lentement et du soleil qui décline. Il paraît que ce genre de petite ligne est vouée à disparaître. C'est bien dommage, car lorsque l'on emprunte ce genre de ligne (en tant que touriste tout du moins) c'est moins l'heure d'arrivée que le voyage qui compte.
Arrivées à regret à Campulung, nous nous installons en terrasse du restaurant accolé à la gare pour savourer une bière pour moi, et un Pepsi Twist pour Marianne (en Roumanie, Pepsi a le monopole, et c'est la guerre des terrasses avec Coca!). Marianne épluche les pages « Cuisine » du Petit Futé pour que nous décidions quoi manger. Finalement, nous optons pour du Cartofi prajiti et cascaval et des mici. En gros, des frites avec du fromage rapé et des saucisses avec de la moutarde. Saucisses peu ragoutantes d'ailleurs, tellement que je les donne en pature à un chiot qui fait le pied de grue devant moi pour que je le nourrisse. (J'adooore les chiens, et ma fibre BB (Brigitte Bardot) a été décuplée en Roumanie!) Puis nous nous installons sur le quai de gare pour 4 heures d'attente. Après une tentative d'agression par trois pré-ados qui essaient vainement de nous tripoter, nous nous réfugions près du bureau du chef de gare qui, aidant, accepte que l'on laisse nos sacs dans son bureau. S'ensuit une longue attente où Marianne et moi discutons cinéma en observant les meutes de chiens qui déambulent dans la gare, bercées par les aboiements de leurs congénères. Train à quai, nous sommes en wagon couchette et c'est le bonheur.
Après une nuit bien bonne, nous débarquons à Sighisoara, cité médiévale classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Cité en plein chamboulement, puisque les rues étaient en plein ravalement de pavés (au grand dam du Petit Futé et apparemment de nombreux riverains ), mais charmante et qui nous offrent, depuis Cluj, un retour à une Roumanie plus urbaine et moins sauvage. Le soir même, direction Sibiu, autre cité médiévale où nous passerons deux nuits.
Les cités médiévales en Roumaine s'articule autour d'une grande place, avec généralement une église orthodoxe et parfois catholique, une tour du conseil, et des remparts avec des Tours dont la construction était financées par différentes confréries de métier (tailleurs, ferronniers...).
A Sighisoara, nous montons en haut de la tour du Conseil. A Sibiu, nous montons au sommet de la tour du clocher d'une église, peu recommandé aux gens qui ont le vertige car pour le coup, j'ai vraiment eu une sacré peur. Imaginez: des escaliers branlants, et le vide qui grandit sous vos pieds, le sol qui peu à peu disparaît, avec seuls les pigeons pour amis!
Et surtout, à Sibiu, nous mangeons bien. Fini les saucisses et les petits déjeuners faits de restes de gateaux. Nous dégustons les papanasi (gros beignets fourrés au chocolat, à la confiture...), les gogosi (sorte de bretzel), et dinons deux fois dans le même resto chic, Marianne savourant la mamaliga (polenta roumaine) et moi une soupe de champignon mémorable.
Sibiu a été reposant. Destination suivante: Brasov (prononcer Brachov).
Nous embarquons pour la ville au pieds des Carpates en maxi-taxi, deux heures de route dans un minibus bondé où le chauffeur fait monter autant de gens qu'il peut. Arrivée à Brasov, et découverte d'une ville superbe, tout au pieds des prémices des Carpates. Derrière les maisons, la forêt et ses ours. Les Carpates sont encore peuplée de nombreux ours, et Brasov est réputée pour ses ours se promenant dans les rues, la nuit, à la recherche de nourriture dans les poubelles.
Afin d'admirer la vue sur la vieille ville, nous gravissons la colline Tampa, que l'on peut monter en téléphérique mais que nous choisissons de faire à pieds. Une heure de marche, cela nous laisse de la marge pour croiser un ours. Mais raté, nous sommes poursuivies par une gamine qui écoute de la musique sur son MP3 en nous courant derrière. Nous ne ferons donc pas de rencontre du troisième type. Mais la vue vaut le détour.
Enfin, finalement, pour finir... Bucarest la grande. La capitale, celle dont on nous a dit le plus de mal. Des connaissances de Marianne, l'auberge qui nous déconseille de venir de la gare à pied... tous nous ont averti: faites attention, Bucarest est une ville dangereuse. Les reportages sur les enfants sniffant de la colle dans le métro Bucarestois, ou sur l'insécurité qui entoure la gare du Nord (reportages dont je ne parviens pas à retrouver la trace) nous donnent une image très négative de la ville.
C'est un peu à reculons que nous nous rendons dans la capitale. Les premières impressions sont plutôt décourageantes. Des rues désertes. L'athénée Roumain, splendide, trône au milieu d'une place livrée aux voitures, comme le reste de la ville d'ailleurs. La place de la Révolution et son Sénat gris, bâtiment terne et tristement gigantesque, font face à une petite église qui gît au milieu d'immeubles du même type que ceux construits en France dans les années 60 et que l'on dynamite aujourd'hui en France. La calea Victorei, la rue « bourgeoise » de la vieille ville, est désertée aussi. Nous croisons très peu de gens. Les magasins sont fermés, et nos seuls compagnons sont les voitures, toujours aussi nombreuses, qui foncent sur les boulevards. La première impression que donne Bucarest est celle d'une ville sans âme, où l'architecture d'époque est d'autant plus mise en valeur que les bâtiments voisins sont moches, uniformes dans leur laideur, et sans vie. Nous errons, essayant de voir le beau dans cette anarchie. Les policiers côtoient les sniffeurs de colle. Les piétons doivent se battre pour un bout de bitume. C'est seulement à l'approche de la piata Unirii que la ville s'anime. Cette place abrite un immense centre commercial, Unirea, dont les facades sont recouvertes de panneaux publicitaires outrageusement colorés quand la ville est faite de gris et de noir.
Nous parcourons les rues du quartier Lipscani, toujours en rénovation, avec ses pavés éventrés laissant jaillir les canalisations, ses petites passerelles en bois, provisoires mais qui semblent faites pour durer, ses livreurs contraints de porter la marchandise à bout de bras. Un charme suranné se dégage de ce quartier, qui est le nouveau quartier tendance de la capitale. Puis nous bifurquons pour rejoindre la piata Unirii à nouveau, et nous nous dirigeons cette fois-ci vers la fontaine centrale de la place, qui nous donne une aperçu du Boulevard Unirii avec, à l'est, sa bibliothèque dont la construction a été abandonnée en 1989, et à l'ouest son avenue menant au Palais du Parlement. C'est ici, sur ce boulevard, que Ceaucescu a laissé son empreinte indélébile. En détruisant un quart de la vieille ville, et en faisant construire le palais, les immeubles identiquement hideux qui bordent l'avenue, et d'autres atrocités, le dictateur communiste mégalomane a définitivement défiguré la ville. Derrière les barrières d'immeubles, des vestiges d'anciens quartiers s'offrent au visiteur. Ici un monastère, là une église. Nous montons sur la colline où une église orthodoxe siège fièrement. Avec humilité, j'assiste à une messe orthodoxe qui donne honnêtement envie de se convertir, rien que pour pouvoir pénétrer encore et encore ces lieux enchanteurs, où la beauté des décors complète à merveille la puissance des chants des popes, mélodies psalmodiées qui pénètrent au plus profond de l'être.
A l'approche du palais du Parlement, le poids du monument, son imposante masse nous étouffe. Une vague de nuage qui assombrit le ciel augmente le malaise. Comme la disait Marianne, on se croirait dans une autre dimension, hors du temps, hors du monde. Nous traversons la parc adjacent au palais, grande étendue semi-désertique où très peu de gens se promènent. Nous enjambons le canal qui traverse la ville, et qui fait dire aux guides que Bucarest manque vraiment d'un grand fleuve qui la parcoure. Arrivées au parc Cismigiu, et à un semblant de vie réel, d'humanité: les chaises sont occupés, les gens font de la barque sur le petit lac. Enfin, on se sent de retour dans la réalité, dans le monde des hommes.
Cette journée à Bucarest, sans doute visuellement et esthétiquement parlant la moins intéressante comparée au reste de notre voyage, a cependant laissé des traces profondes dans mes souvenirs encore récents.
Ce contraste entre laideur et beauté, cette anarchie permanente dans l'architecture, cette opposition flagrante entre la pauvreté des Roumains et le capitalisme sauvage matérialisé par les publicités qui colonisent les facades et par les immeubles de bureau ultra moderne, tout cela fait de Bucarest une ville passionnante, finalement terriblement moche mais si envoutante.
Une ville qui vous fait sauter l'histoire du communisme à la figure, une ville qui représente à la perfection la folie d'un homme, et qui symbolise les années de souffrance d'un peuple qui aujourd'hui encore souffre, non seulement de sa difficulté à se remettre du passé, mais aussi de sa stigmatisation par les autres pays européens (et par ses citoyens, nous l'avons bien vu avec Marianne). Bucarest, c'est un arrêt sur image, la superposition de plusieurs laps de temps, un voyage dans l'histoire grandeur nature, des vieux quartiers de la belle époque aux facades communistes, pour aboutir aux centres commerciaux où la plupart des Roumains n'ont même pas les moyens de mettre les pieds. Pourtant, on sent bouillir en Roumanie une envie de s'en sortir, d'aller de l'avant et de tirer un trait sur une histoire douloureuse et malheureusement si récente.
Quand on revient de Roumanie, on est heureux et on est triste. On a envie de pleurer, car on s'y plaisait bien là-bas, dans ce pays de parias. On sanglote, car on se demande quand est-ce qu'on y retournera. Et on rit, quand on repense à tout ce qu'on a vécu. Et on se dit que la vie est belle, sous toutes les latitudes, mais que certains savent mieux en profiter que d'autres, et avec bien moins. Alors on décide, nous aussi, d'en profiter. A fond.
mardi 4 août 2009
Récit de voyage - Part one - Budapest
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| Budapest |
Sex?
Hochement de tête de la fille
How much?
Plus tard, attablées au restaurant, Marianne et moi surprenont une conversation entre une bande d'amis. Ce sont des Anglais, la trentaine, qui discutent de leur soirée de la veille. Chacun parle de « sa » fille.
Et la tienne, elle était comment?
La mienne m'a demandé mon prénom, elle voulait parler mais moi je lui ai dit que je ne voulais pas.
La mienne aimait bien mon cul!
La traduction anglais-français vaut ce qu'elle vaut, mais d'après ce que nous avons compris, ces hommes parlaient de leur « masseuse ». A vous d'imaginer de quel genre de massage il s'agissait!
C'est ça Budapest. Une ville européenne, touristique, mais aussi un lieu de villégiature sexuel.
Je tenais à raconter ces petites anecdotes car pour tout vous dire, j'ai été assez surprise de voir que ce que disaient les guides sur cette ville s'est avéré vrai concernant le tourisme sexuel!
Pour en revenir à Budapest sous des aspects plus conventionnels, disons que la ville aime surprendre. En plein essor, mais encore engoncée dans sa pauvreté passée, lessivée par des années de dictature, nazie puis communiste. Des bâtiment splendides, une architecture unique, un héritage historique: palais du Parlement, palais royal, chapelles catholiques et églises orthodoxes. Mais des façades décrépies, des murs sales, gris de pollution et délaissés par les services municipaux qui ne semblent pas se rendre compte du potentiel touristique de la ville et de sa magnificence. Alors finalement, on se dit que le tourisme a des mauvais côtés, mais on espère que son développement permettra la restauration des si nombreux monuments uniques qui pour l'instant décrépissent sous des échafaudages en bois ou sous des bâches en plastique.
Mais revenons-en à mon séjour de 2 jours dans la capitale hongroise. Tout d'abord, l'auberge.Enfin, disons... pas vraiment une auberge! Arrondissement de Józsefváros. Dans une rue très touristique, au Sud de Budapest, Marianne et moi débarquons pour poser nos valises. C'est un couple de hollandais qui nous ouvre la porte. Porte qui donne sur une cour intérieure grandiose, comme apparemment les affectionnait les Budapestois. Des escaliers presque royaux nous mènent dans un appartement. Le propriétaire des lieux n'est pas là, mais il arrive sous peu pour nous donner les clés. En fait, nous allons loger pendant 3 nuits dans une fausse auberge: un appartement loué par quelqu'un, avec une salle de bain et une petite cuisine, des chambres à 8 lits, mais pas de réception, pas d'internet ni de soirées bières dans la salle commune... Petite déception pour Marianne et moi, mais compensée par le fait que nous sommes vraiment bien situées. Et par le fait que le propriétaire des lieu, « Peter », nous fait bien rire. La première fois qu'il passe pour nous donner les clés, il commence à nous donner des conseils pour notre séjour et la « TADAM » il dégaine un superbe couteau de chasse de sa poche. Pour ouvrir un sachet contenant nos draps. Seulement, il est grand ce couteau! Comme ceux de mon père, un vrai couteau de chasse que portent les gens qui ne veulent pas qu'on leur cherche des noises. Mais Peter est sympa. On peut se demander s'il ne ferait pas partie d'une quelconque mafia hongroise, avec son couteau et son gros portefeuille plein de billet de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Mais il n'essaie pas de nous kidnapper pour nous jeter dans un réseau de traite des blanches. Au contraire, il nous met en garde contre ladite mafia. Selon Peter, nous ne devrions pas fréquenter les nights-clubs (prononcés cloubs) car selon Peter, c'est là que la mafia risquerait de « couic » nous causer des ennuis! En outre, pour compenser le fait qu'il n'est pas présent physiquement 24h/24 dans les lieux, Peter nous tient la jambe pendant un quart d'heure les rares fois où il passe nettoyer l'appartement ou récupérer son argent pas très durement gagné. Mais il nous donne les bons plans et les choses à voir, et c'est plutôt sympa.
Nous programmons nos deux jours de visite selon les deux quartiers de Budapest. Le jeudi, ce sera visite de Pest, à droite du fleuve. Et le vendredi, visite du quartier de Buda à gauche du fleuve.
Jeudi donc: beaucoup de marche à pied pour voir de près le Parlement, sorte de Parlement à l'anglaise avec ses grandes flèches et son style gothique unique. Nous faisons le tour des quartiers à voir: opéra, théâtres, petites places ombragées aux multiples terraces. Nous décidons de visiter la Maison de la Terreur, située sur l'avenue des Champs-Elysées hongrois: l'avenue Andrassy. Cette maison fut successivement le siège des nazis, puis de la police politique communiste. C'est ici que l'on torturait les prisonniers politiques. Musée très bien fait par ailleurs, très moderne et frappant. Nous visitons les anciennes geôles en sous-sol, et découvrons au gré des salles l'histoire hongroise moderne que ni Marianne ni moi ne connaissions.
La journée se termine par un tour à la Basilique Saint Etienne, où nous grimpons au sommet de la Coupole, ce qui nous donne une super vue sur tout Budapest.
Quartier de Pest: ok. Pour finir en beauté, nous allons manger dans un restaurant qui borde le Danube, où je déguste un poulet au paprika, apparemment plat typiquement hongrois (ben oui, c'est vrai, le paprika c'est hongrois et pas sud américain comme je le pensais....) en sirotant une bière fraîche. Car la journée a été chaude: 35 degré environ, et le lendemain s'annonce encore plus chaud!
Le lendemain donc, nous visitons l'autre rive du Danube: la chapelle qui a accueillit le mariage de Sissi l'impératrice (trop kitch:!), l'ancien palais royal (qui d'ailleurs était fermé au public car accueillant non pas une impératrice mais un grand prix de formule 1...pfff!) et le mont Gellert, sorte de colline qui domine la ville et qui héberge une citadelle ma foi intéressante à voir. Mais c'est surtout la vue qui vaut le coup: on voit alors tous les ponts qui enjambent le Danube: pont des chaînes, pont de la liberté, pont Marguerite. Et on voit au loin, justement, cette île Marguerite qui accueille chaque année le festival Sziget. La journée encore chaude se clôture par une après-midi entière aux bains Gellert. Les bains sont une institution à Budapest. La ville est située sur des nombreuses sources, et les Budapestois adorent se rendre aux bains. Nous faisons de même, et vraiment c'était juste génial! Entre la piscine à vague, le hammam, le sauna, la piscine effervescente, et les bains dans une eau à 36, 38 ou 8 degré, nous restons plus de 4 heures à buller dans tous les sens du terme. Ce petit tour aux bains clôture en beauté notre séjour hongrois. Le lendemain, direction la Roumanie!!!
En gros, Budapest c'est:
super beau
bien conservé mais les murs sont un peu cracra
un peu plus cher que ce que l'on pensait
une ville ou on parle hongrois (l'une des langues les plus dures à apprendre du monde car une combinaison phonétique qui n'a ni queue ni tête)
une ville où l'on parle hongrois et où nous avons mis deux jours à savoir dire merci (Kosonom ((sans les accents car je ne sais pas où les mettre...)))
une ville de tourisme sexuel (mais ca nous, on s'en foutait on était pas là pour ça)
une ville un peu dur à supporter quand il fait 35/38 degré mais avec de la crème solaire et une climatisation interne qui fonctionne, ca va
une ville où les serveurs se prennent automatiquement 10% de pourboire, par peur sans doute que le touriste soit un gros radin (en même temps, on aurait pas laissé 10% de pourboire, faut pas rêver non!!!)
une ville très belle vue d'en haut (surtout d'en haut de la citadelle, ca fait long à pied mais on peut monter en bus!)
et surtout, surtout, une ville où il fait bon de buller toute une aprem dans une eau à 38 degré, topless, puis de se faire un hammam, un sauna, re-un hammam, re-buller dans une eau à 36...Alors si vous allez à Buda, surtout surtout, prenez-vous une aprem aux bains!!!
lundi 13 juillet 2009
dimanche 28 juin 2009
Bloc Party - Talons
Littte Boots - Stuck on repeat
mardi 16 juin 2009
samedi 13 juin 2009
Janelle Monae - Many moons
vendredi 12 juin 2009
My little tornado
Just totally great, love the anger and the violence of the clip and the contained rage of the voice of Alison Mosshart!
lundi 8 juin 2009
slightly 50s sound...!
VV Brown - Leave!
samedi 30 mai 2009
Florence & The Machine - Rabbit heart
dimanche 17 mai 2009
vendredi 1 mai 2009
samedi 18 avril 2009
vendredi 17 avril 2009

After one month without internet at home, Im glad to present you my favorite favorite favorite song of the moment!!! Can't even download it so if you can then send it to me!
La Roux - In for the Kill
Yeah I know, she is surfing right on the 80s wave, but who cares?
mercredi 18 mars 2009
aaaaaaaahhh internet is back
http://www.deezer.com/track/676771
One of those fucking awful black days when nothing is pleasing and everything that happens is an excuse for anger. An outlet for emotions stockpiled, an arsenal, an armour. These are the days when I hate the world, hate the rich, hate the happy, hate the complacent, the TV watchers, beer drinkers, the satisfied ones. Because I know I can be all of those little hateful things and then I hate myself for realising that. There's no preventative, directive or safe approach for living. We each know our own fate. We know from our youth how to be treated, how we'll be received, how we shall end. These things don't change. You can change your clothes, change your hairstyle, your friends, cities, continents but sooner or later your own self will always catch up. Always it waits in the wings. Ideas swirl but don't stick. They appear but then run off like rain on the windshield. One of those rainy day car rides my head implodes, the atmosphere in this car a mirror of my skull. Wet, damp, windows dripping and misted with cold. Walls of grey. Nothing good on the radio. Not a thought in my head.
Lets take life and slow it down incredibly slow, frame by frame with two minutes that take ten years to live out. Yeah, lets do that.
Telephone poles like praying mantras against the sky, metal arms outstretched. So much land travelled so little sense made of it. It doesn't mean a thing all this land laid out behind us. I'd like to take off into these woods and get good and lost for a while. I'm disgusted with petty concerns; parking tickets, breakfast specials. Does someone just have to carry this weight?
lundi 2 mars 2009
mardi 24 février 2009
Sounds from South Africa...

http://www.youtube.com/watch?v=xpPeAafarOM
Ok, a bit weird when you first listen to it, but perfect for party time.
lundi 23 février 2009
Like a hobo... and even more... 2/2
I decided, after realising that most of my friends are always asking for my good tips to buy cheap clothes in paris. Here are some of my favorites (promise, if I found others, will let you know after a personal check!):
A nice place, with old collections as well as the new ones. I found some pretty good stuff there for half the price. Dresses, T-shirts and jeans... Better if you are a 36, because 40 is quite rare.
- Etam Stock - 2 rue de Clignancourt, métro Barbès
Not that many things, but really really some cheap clothes. Found a dress for 8 euros, perfect to go at work.
- Maje stock - 44 avenue du Général Leclerc - métro Mouton Duvernet
From the first sight, this shop looks like crap. And the clothes too. But when you look closer, you can find pretty interesting stuff. There is the Maje stock at the back of the shop, and other brands at the entrance. Problem: if you don't know your size well,don't go there. You can't try the clothes on, and the "staff" is watching all your moves, like spies! you also have to pay cash, and won't be refunded if it doesn't fit... So really, bu sure of what you want! Or else, I heard a true Maje Stock with nice stuff and guarantees opened Rue des Martyrs: 92 rue des Martyrs. But apparently, too expensive... http://soisbelleetparle.fr/2009/01/stock-maje-rue-des-martyrs-abbesses/
- Sympa - all along Boulevard Rochechouart - 18ème
Sympa shops can be found all along the boulevard, but more particularly at the cross streets Rue Steinkerque and Boulevard Rochechouart. Crappy place, and not very friendly staff, some restrictions to try the clothes on, but so cheap that you would sell your liver to buy all the shop. I suppose what they have depends on wht they receive, and I don't know where the clothes come from, but it is just crazy! Kookai stuff from 7 to 12 euros max, belt from Tara Jarmon at 5 euros, Petit Bateau T-shirt for 5 euros too... Bref, perfect place for small budgets!
Let's go to Vintage NOW!!
Vintage shops can be found everywhere in Paris, and I didn't visit them all despite it is my plan.
My favorite one:
- Frip Irium - 2 rue de la Verrerie - Métro Hotel de Ville
The first one I went in, and my favorite. Nice staff, nice and clean place. I found there a very very nice jacket, probably Haute Couture though I can't know because no sign of it, just extreme good quality. Found also a fur hat for 20 euros... Here, excentric clothes go along with more common stuff, but always vintage, meaning very very old (and a but smelly, sign of a good vintage stuff). So go there, and if you are nice you will get a free scarf!
PS: there are other vintage shops in the corner, but staff is not nice, crappy presentation of clothes and really really smelly (sign of a good vintage I know, but not of cleaness!)
And NOW! Second hand shops!! Yipi!!
- Chercheminnips - Rue du Cherche midi côté Bld du montparnasse - Métro Duroc/Montpar
Went there with my mum. Really nice stuff, from quite expensive to really cheap. Vanessa Bruno, Zadig et Voltaire, American Vintage along with Kookai and other stuff. There is a shop for everybody: kids, boys, Haute Couture and normal lady clothes. I thought there that I found my next favorite summer dress, but when I took it to try it on, and a girl told me: "I think it is more a 36", meaning "you're too fat for that dress girl, me and my skeletic body will fit better in it", I drop it (and it put my moral down for the rest of the day, you bitch!!). But anyway, we are not all eating crap diet food so...enjoy there!
Like a hobo... and even more... 1/2

Today's song:
Charlie Winston - Like a Hobo
dimanche 15 février 2009
La femme de la nuit: Ladyhawke

Ladyhawke is also a fantasy film made in 1985.
The artist, whose name is Phillipa "Pip" Brown was recently nominated for an NME award in the category of Best Solo Artist.
lundi 2 février 2009
No word to describe today's song
It's just a matter of light in the voice...
http://fr.youtube.com/watch?v=LTh9IuSTOY0
dimanche 25 janvier 2009
Believe in Santo?
http://fr.youtube.com/watch?v=ciJDA0tcQfs&feature=related
Say aHa
http://fr.youtube.com/watch?v=nDnuAOUHOT4
My creator
http://fr.youtube.com/watch?v=vtwd7Zkues4
M.I.A
Paper planes
http://fr.youtube.com/watch?v=7sei-eEjy4g
lundi 19 janvier 2009
Hommage to Forward Russia

I heard that the band Forward Russia was going to part. Sad news, given that they were really excellent at what they are doing! I saw them in Brighton and this was really amazing, people where getting crazy and for the first time in a British gig, I saw people actually dance and push each other like in French gigs. Nice.
I don't even know which song to choose, I love them all! As they are not "famous" enough apart from purist to be on deezer, I let you have a look at a youtube video.
vendredi 16 janvier 2009
I think I'm in love....
http://fr.youtube.com/watch?v=K2Dl3VQ2K2U

Qui êtes-vous ?
- army
- Balikpapan, sa raffinerie, ses rigs offshores et ses indonesiens. Bien sur je suis la pour le petrole, mais aussi pour decouvrir le plus grand archipel du monde. Vous me l'aviez dit : casse-to profite! C'est ce que je vais faire, mais vous allez en profiter avec moi!
because I love that picture!


