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| Budapest |
Sex?
Hochement de tête de la fille
How much?
Plus tard, attablées au restaurant, Marianne et moi surprenont une conversation entre une bande d'amis. Ce sont des Anglais, la trentaine, qui discutent de leur soirée de la veille. Chacun parle de « sa » fille.
Et la tienne, elle était comment?
La mienne m'a demandé mon prénom, elle voulait parler mais moi je lui ai dit que je ne voulais pas.
La mienne aimait bien mon cul!
La traduction anglais-français vaut ce qu'elle vaut, mais d'après ce que nous avons compris, ces hommes parlaient de leur « masseuse ». A vous d'imaginer de quel genre de massage il s'agissait!
C'est ça Budapest. Une ville européenne, touristique, mais aussi un lieu de villégiature sexuel.
Je tenais à raconter ces petites anecdotes car pour tout vous dire, j'ai été assez surprise de voir que ce que disaient les guides sur cette ville s'est avéré vrai concernant le tourisme sexuel!
Pour en revenir à Budapest sous des aspects plus conventionnels, disons que la ville aime surprendre. En plein essor, mais encore engoncée dans sa pauvreté passée, lessivée par des années de dictature, nazie puis communiste. Des bâtiment splendides, une architecture unique, un héritage historique: palais du Parlement, palais royal, chapelles catholiques et églises orthodoxes. Mais des façades décrépies, des murs sales, gris de pollution et délaissés par les services municipaux qui ne semblent pas se rendre compte du potentiel touristique de la ville et de sa magnificence. Alors finalement, on se dit que le tourisme a des mauvais côtés, mais on espère que son développement permettra la restauration des si nombreux monuments uniques qui pour l'instant décrépissent sous des échafaudages en bois ou sous des bâches en plastique.
Mais revenons-en à mon séjour de 2 jours dans la capitale hongroise. Tout d'abord, l'auberge.Enfin, disons... pas vraiment une auberge! Arrondissement de Józsefváros. Dans une rue très touristique, au Sud de Budapest, Marianne et moi débarquons pour poser nos valises. C'est un couple de hollandais qui nous ouvre la porte. Porte qui donne sur une cour intérieure grandiose, comme apparemment les affectionnait les Budapestois. Des escaliers presque royaux nous mènent dans un appartement. Le propriétaire des lieux n'est pas là, mais il arrive sous peu pour nous donner les clés. En fait, nous allons loger pendant 3 nuits dans une fausse auberge: un appartement loué par quelqu'un, avec une salle de bain et une petite cuisine, des chambres à 8 lits, mais pas de réception, pas d'internet ni de soirées bières dans la salle commune... Petite déception pour Marianne et moi, mais compensée par le fait que nous sommes vraiment bien situées. Et par le fait que le propriétaire des lieu, « Peter », nous fait bien rire. La première fois qu'il passe pour nous donner les clés, il commence à nous donner des conseils pour notre séjour et la « TADAM » il dégaine un superbe couteau de chasse de sa poche. Pour ouvrir un sachet contenant nos draps. Seulement, il est grand ce couteau! Comme ceux de mon père, un vrai couteau de chasse que portent les gens qui ne veulent pas qu'on leur cherche des noises. Mais Peter est sympa. On peut se demander s'il ne ferait pas partie d'une quelconque mafia hongroise, avec son couteau et son gros portefeuille plein de billet de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Mais il n'essaie pas de nous kidnapper pour nous jeter dans un réseau de traite des blanches. Au contraire, il nous met en garde contre ladite mafia. Selon Peter, nous ne devrions pas fréquenter les nights-clubs (prononcés cloubs) car selon Peter, c'est là que la mafia risquerait de « couic » nous causer des ennuis! En outre, pour compenser le fait qu'il n'est pas présent physiquement 24h/24 dans les lieux, Peter nous tient la jambe pendant un quart d'heure les rares fois où il passe nettoyer l'appartement ou récupérer son argent pas très durement gagné. Mais il nous donne les bons plans et les choses à voir, et c'est plutôt sympa.
Nous programmons nos deux jours de visite selon les deux quartiers de Budapest. Le jeudi, ce sera visite de Pest, à droite du fleuve. Et le vendredi, visite du quartier de Buda à gauche du fleuve.
Jeudi donc: beaucoup de marche à pied pour voir de près le Parlement, sorte de Parlement à l'anglaise avec ses grandes flèches et son style gothique unique. Nous faisons le tour des quartiers à voir: opéra, théâtres, petites places ombragées aux multiples terraces. Nous décidons de visiter la Maison de la Terreur, située sur l'avenue des Champs-Elysées hongrois: l'avenue Andrassy. Cette maison fut successivement le siège des nazis, puis de la police politique communiste. C'est ici que l'on torturait les prisonniers politiques. Musée très bien fait par ailleurs, très moderne et frappant. Nous visitons les anciennes geôles en sous-sol, et découvrons au gré des salles l'histoire hongroise moderne que ni Marianne ni moi ne connaissions.
La journée se termine par un tour à la Basilique Saint Etienne, où nous grimpons au sommet de la Coupole, ce qui nous donne une super vue sur tout Budapest.
Quartier de Pest: ok. Pour finir en beauté, nous allons manger dans un restaurant qui borde le Danube, où je déguste un poulet au paprika, apparemment plat typiquement hongrois (ben oui, c'est vrai, le paprika c'est hongrois et pas sud américain comme je le pensais....) en sirotant une bière fraîche. Car la journée a été chaude: 35 degré environ, et le lendemain s'annonce encore plus chaud!
Le lendemain donc, nous visitons l'autre rive du Danube: la chapelle qui a accueillit le mariage de Sissi l'impératrice (trop kitch:!), l'ancien palais royal (qui d'ailleurs était fermé au public car accueillant non pas une impératrice mais un grand prix de formule 1...pfff!) et le mont Gellert, sorte de colline qui domine la ville et qui héberge une citadelle ma foi intéressante à voir. Mais c'est surtout la vue qui vaut le coup: on voit alors tous les ponts qui enjambent le Danube: pont des chaînes, pont de la liberté, pont Marguerite. Et on voit au loin, justement, cette île Marguerite qui accueille chaque année le festival Sziget. La journée encore chaude se clôture par une après-midi entière aux bains Gellert. Les bains sont une institution à Budapest. La ville est située sur des nombreuses sources, et les Budapestois adorent se rendre aux bains. Nous faisons de même, et vraiment c'était juste génial! Entre la piscine à vague, le hammam, le sauna, la piscine effervescente, et les bains dans une eau à 36, 38 ou 8 degré, nous restons plus de 4 heures à buller dans tous les sens du terme. Ce petit tour aux bains clôture en beauté notre séjour hongrois. Le lendemain, direction la Roumanie!!!
En gros, Budapest c'est:
super beau
bien conservé mais les murs sont un peu cracra
un peu plus cher que ce que l'on pensait
une ville ou on parle hongrois (l'une des langues les plus dures à apprendre du monde car une combinaison phonétique qui n'a ni queue ni tête)
une ville où l'on parle hongrois et où nous avons mis deux jours à savoir dire merci (Kosonom ((sans les accents car je ne sais pas où les mettre...)))
une ville de tourisme sexuel (mais ca nous, on s'en foutait on était pas là pour ça)
une ville un peu dur à supporter quand il fait 35/38 degré mais avec de la crème solaire et une climatisation interne qui fonctionne, ca va
une ville où les serveurs se prennent automatiquement 10% de pourboire, par peur sans doute que le touriste soit un gros radin (en même temps, on aurait pas laissé 10% de pourboire, faut pas rêver non!!!)
une ville très belle vue d'en haut (surtout d'en haut de la citadelle, ca fait long à pied mais on peut monter en bus!)
et surtout, surtout, une ville où il fait bon de buller toute une aprem dans une eau à 38 degré, topless, puis de se faire un hammam, un sauna, re-un hammam, re-buller dans une eau à 36...Alors si vous allez à Buda, surtout surtout, prenez-vous une aprem aux bains!!!


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